48 euros : ce sera le nouveau tarif du cheval fiscal dans le Grand Est dès 2025. Une hausse de 7 % fraîchement votée, qui s’inscrit dans la vague d’ajustements budgétaires opérés ces derniers mois par les conseils régionaux. Montants révisés, débats animés, et au bout du compte, une facture qui grimpe pour des millions d’automobilistes.
Difficile de s’y retrouver : d’un département à l’autre, le tarif oscille entre 27 et plus de 50 euros. Les discussions sur les tarifs de 2026 démarrent déjà dans certaines régions. Pendant ce temps, la carte grise poursuit son chemin d’impôt régional, modelé chaque année au gré des choix politiques locaux.
Comprendre le cheval fiscal et son impact sur le coût de la carte grise
Tout repose sur une logique simple : la puissance fiscale d’un véhicule, exprimée en chevaux fiscaux, détermine la plus grande part de ce que vous payez lors de l’immatriculation. Ici, pas question de la puissance moteur réelle : il s’agit d’une valeur purement administrative inscrite en case P.6 de votre carte grise. Ce chiffre, multiplié par le tarif du cheval fiscal appliqué dans votre région, donne le montant principal du prix de la carte grise.
Il ne faut pas négliger les autres taxes liées, mais la partie régionale reste celle qui fait vraiment la différence, en particulier sur les voitures récentes ou dotées de grosses motorisations. Le fait que chaque région décide de son propre tarif accentue fortement les écarts sur le territoire.
Pour saisir les rouages de ce calcul, il est utile de rappeler les notions qui entrent en jeu :
- cheval fiscal : mesure de référence administrative utilisée pour calculer le coût de l’immatriculation
- taxe régionale : composant principal du prix de la carte grise, variable d’une région à l’autre
- puissance fiscale : valeur officielle, qui n’indique rien des performances du véhicule sur la route
Résultat : plus la voiture annonce de chevaux fiscaux, plus la facture grimpe, d’autant plus si vous dépendez d’une région où le tarif franchit sans hésiter la barre des 50 euros. Cette taxe régionale, souvent minimisée lors de l’achat d’un véhicule, peut vite rendre l’immatriculation bien plus coûteuse qu’anticipé.
Quels sont les prix du cheval fiscal en 2025 selon les régions et départements ?
La France reste une mosaïque en matière de prix du cheval fiscal : chaque région applique son propre montant, parfois très éloigné des voisins. Cette réalité crée de grandes différences sur le territoire national, ce que l’on constate encore pour 2025.
En Île-de-France, le tarif culmine à 54,95 euros, l’un des plus hauts enregistrés. Provence-Alpes-Côte d’Azur s’établit à 51,20 euros. Plus modérée, la région Hauts-de-France affiche 36,20 euros. Certains territoires, comme la Bretagne ou les Pays de la Loire, pratiquent des tarifs proches de 55 et 51 euros. Nouvelle-Aquitaine, quant à elle, se place à 45 euros et l’Occitanie à 44 euros.
Impossible de ne pas citer la Corse et son tarif plancher de 27 euros, bien en dessous de la métropole. Les départements d’Outre-mer bénéficient de grilles spécifiques, souvent plus légères que la moyenne continentale.
Pour rendre compte de ces forts contrastes, voici les valeurs emblématiques relevées pour 2025 :
- Île-de-France : 54,95 €
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : 51,20 €
- Hauts-de-France : 36,20 €
- Nouvelle-Aquitaine : 45 €
- Corse : 27 €
Le constat est sans appel : selon le lieu d’immatriculation, une même voiture ne coûtera jamais le même prix. L’achat d’une citadine à Paris ou d’un véhicule familial en Corse n’impliquera pas du tout la même note finale. Ce découpage régional voulu par la loi fige pour un temps des disparités qui, souvent, s’amplifient au fil des ans.
Hausse des tarifs en 2025 : focus sur les régions concernées, notamment le Grand Est
Pour 2025, plusieurs territoires prennent acte d’une hausse du prix du cheval fiscal. Le Grand Est est en première ligne : son tarif grimpe à 49 euros, une décision déjà intégrée dans les budgets des automobilistes locaux.
Dans le sillage, la Bourgogne-Franche-Comté porte le sien à 52 euros, soit +2 euros. Le Centre-Val de Loire franchit ce seuil et dépasse pour la première fois les 50 euros. Certaines régions, comme Auvergne-Rhône-Alpes ou Provence-Alpes-Côte d’Azur, conservent pour l’instant leurs tarifs inchangés.
| Région | Prix cheval fiscal 2024 | Prix cheval fiscal 2025 |
|---|---|---|
| Grand Est | 48 € | 49 € |
| Bourgogne-Franche-Comté | 50 € | 52 € |
| Centre-Val de Loire | 48 € | 51 € |
Pour ceux qui roulent avec de gros véhicules ou des modèles récents, l’évolution n’est pas anodine : la carte grise peut rapidement peser dans le budget. Beaucoup surveillent désormais les dispositifs d’exonérations mis en avant pour les hybrides ou électriques, régulièrement remis sur la table lors des décisions régionales. Les autorités ajustent leurs stratégies, cherchant à concilier équilibre financier et adhésion de la population.
Ce qui pourrait changer pour la carte grise en 2026 : évolutions attendues et prévisions
La réflexion autour de 2026 s’intensifie dans les différentes assemblées régionales. Plusieurs hypothèses sont déjà évoquées pour faire évoluer à la fois la taxe régionale et l’ensemble du dispositif du certificat d’immatriculation. Le prix du cheval fiscal demeure la variable d’ajustement ciblée par les élus.
Un autre enjeu monte : renforcer la distinction selon le type de motorisation. Soucieux d’accompagner la transition énergétique, certains responsables annoncent leur intention de renforcer les exonérations pour les électriques ou les hybrides. La taxe CO2, elle aussi, pourrait évoluer au travers d’un barème progressif lié à l’empreinte carbone, avec un bonus écologique remanié à la hausse.
Certains discutent la possibilité d’augmenter les tarifs appliqués aux véhicules thermiques puissants, suivant le chemin tracé par le malus écologique. D’autres, comme Auvergne-Rhône-Alpes ou Île-de-France, envisagent d’adapter la taxe régionale en fonction de l’ancienneté et des émissions.
Trois axes principaux se dégagent parmi les pistes étudiées :
- Mise en place plus large d’exonérations pour favoriser les voitures moins polluantes
- Possible refonte du calcul de la puissance fiscale
- Introduction d’un barème révisé pour la taxe CO2
Le système du certificat d’immatriculation s’apprête à vivre une transformation. Les mois qui viennent pourraient tout à fait redéfinir la façon dont la fiscalité automobile s’articule dans chacune des régions. Pour le cheval fiscal, rien n’annonce un paysage figé : le parcours s’annonce sinueux, entre équilibres budgétaires et avancées vers la mobilité bas-carbone.


