Un chiffre sec : plus de 15 millions de PV de stationnement tombent chaque année en France. Pas besoin d’être un as du volant pour sentir la menace planer, même quand la place semble tentante. Mais à quoi reconnaît-on un vrai PV de stationnement, et dans quelles circonstances va-t-il s’inviter sur votre pare-brise ?
Un PV de stationnement : dans quelles circonstances tombe-t-il ?
Le PV de stationnement, c’est la sanction qui attend tout conducteur garé où il ne faut pas. Qu’on soit sur une voie publique ou dans un espace privé, la règle ne fait pas de quartier : la verbalisation s’applique dès lors que la voiture occupe une place interdite.
Décrypter les zones où le stationnement est interdit
Avant de pointer les zones à éviter, mieux vaut saisir la nuance entre « arrêt » et « stationnement ». Ce n’est pas qu’un détail sémantique, c’est la frontière entre la tolérance et l’amende.
L’arrêt : il s’agit de bloquer le véhicule moins de deux minutes, sans jamais quitter le siège du conducteur. On reste à bord, prêt à repartir.
Le stationnement (ou parking) : là, la voiture reste immobilisée plus longtemps et le conducteur s’en éloigne. Ce simple geste change tout aux yeux des agents.
Où l’arrêt est-il interdit ?
Certains emplacements ne tolèrent pas l’arrêt, même furtif. Impossible de s’immobiliser, même pour déposer quelqu’un, dans les cas suivants :
- au milieu d’une courbe ;
- sur un dénivelé ;
- dans un tunnel ;
- à proximité d’un passage à niveau ;
- sur une piste cyclable ;
- sur un passage piéton ;
- sur les voies réservées aux bus ou aux taxis ;
- aux carrefours ;
- sur les voies du tramway ;
- devant un panneau de signalisation si cela gêne la visibilité des usagers.
Les autoroutes aussi interdisent tout arrêt, sauf dans les rares zones prévues à cet effet.
Les zones où le stationnement est prohibé
Les interdictions de stationner recoupent celles de l’arrêt, mais s’étendent à d’autres emplacements. Certaines zones sont explicitement signalées par la mairie ou la signalisation locale, parfois selon des horaires précis. Petit inventaire des points noirs à éviter :
- zones de chargement et de déchargement ;
- emplacements réservés aux personnes en situation de handicap ;
- trottoirs (sauf si une autorisation municipale le permet et ne gêne ni la circulation ni les piétons) ;
- passages piétons.
Stationner sur l’un de ces spots, c’est s’exposer quasiment à coup sûr à une sanction.
Reconnaître qu’on a écopé d’un PV de stationnement
En cas d’infraction, la verbalisation ne se fait pas attendre. Généralement, le conducteur reçoit la notification sur place, parfois même en main propre. Mais si le conducteur est absent, la procédure ne s’arrête pas pour autant : l’amende est alors transmise par voie électronique, via le système de la Direction Générale de la Circulation, ou envoyée à l’adresse enregistrée pour le véhicule. Les agents de sécurité routière appliquent la règle sans détour.
Un exemple concret : vous revenez à votre voiture, un papier coincé sous l’essuie-glace attire votre attention. Mieux vaut ne pas l’ignorer. Ce document, c’est peut-être bien la preuve que le stationnement n’était pas réglementaire et qu’une amende vous attend. Si le document indique un Procès-verbal officiel, la sanction est actée.
Il ne reste alors qu’à régler l’amende ou à contester si vous pensez que la sanction ne se justifie pas. Mais dans la grande majorité des cas, un PV de stationnement n’apparaît jamais par hasard : chaque infraction a sa trace, et chaque sanction son histoire. Reste à savoir si la prochaine fois, la tentation de se garer « juste pour deux minutes » l’emportera sur le risque du ticket glissé sous l’essuie-glace.

